Tuesday, March 09, 2004

Les ménages ne sont pas trop endettés
:: La Banque Royale dénonce 7 mythes sur les finances des ménages

La Banque Royale affirme que la situation financière des ménages nord-américains n’est pas si mal en point. Dans un rapport, les économistes de la Royale dénoncent sept mythes au sujet des finances des ménages.

Ils estiment plutôt que les plus grands risques financiers touchent aux logement, aux transports et aux placements.

«Les idées qui ont cours au sujet des finances des ménages nord- américains sous-estiment la croissance de l'emploi, des revenus et de la productivité», dit John Anania, premier économiste, RBC, Québec. Selon elle, on accorde trop d'importance à des indicateurs erronés et à des convictions mal fondées qui exagèrent les risques pour l'économie.

Mythe 1 : Les ménages nord-américains sont criblés de dettes
Le rapport endettement/revenu est erroné parce qu’il compare la dette totale d'une personne à son revenu d'une seule année, plutôt qu'au revenu réalisé pendant toute sa vie.

Mythe 2 : Les faillites de consommateurs s'aggravent
Le nombre de faillites a augmenté, mais à cause de la croissance de l’économie et des activités de prêts.

Mythe 3 : Le recours accru au crédit renouvelable crée des problèmes
Le danger des prêts renouvelables est exagéré. Leur popularité tient davantage à leur souplesse et s’est faite au détriment des prêts traditionnels.

Mythe 4 : Les ménages auront des problèmes quand les taux monteront
Le risque que les taux montent de façon substantielle est exagéré. De plus, les ménages auraient suffisamment de liquidités pour faire face à leurs besoins.

Mythe 5 : Les ménages n'épargnent pas suffisamment
Le niveau d’épargne des ménages ne tient pas compte de l’appréciation de la valeur de leur maison.

Mythe 6 : Les ménages dépensent le capital investi dans leur maison
Le ménage canadien moyen accumule plutôt un avoir propre
immobilier malgré le fait anecdotique que certains premiers acquéreurs minimisent leur paiement initial ou utilisent leur avoir propre pour financer
d'autres achats.

Mythe 7 : La chute des cours boursiers réduit la qualité du crédit
Les ménages avaient plus investi dans le marché immobilier que dans le marché boursier. Ils ont donc profité de la forte hausse dans l’immobilier.

source: lesaffaires.com | 9 mars 2004