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Après
Napster: un nouveau modèle daffaires pour
la vente de musique en-ligne
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| 7
août 2000 |
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Présentement,
lindustrie du disque subit des changements
importants. Limpact financier de Napster ou
de la technologie Gnutella na pas encore été
ressenti par les grandes maisons de disques.
Cependant, cest la menace potentielle de
cette nouvelle technologie qui inquiète ces
derniers, qui, grâce à leur association (RIAA ou le Recording Industry
Association of America), tentent déliminer
la compétition émergeante. Les efforts des
lobbyistes industriels nous détournent de la
vraie question: quest-ce que les
consommateurs exigent et comment le leur apporter
afin de mieux les servir ?
En tant quutilisateur passionné de Napster et de Scour, je suis convaincu que le
modèle daffaire qui pourra faciliter
davantage le partage et lessor de la
technologie de compression et de transfert des
fichiers multimédia (musique et de plus en plus,
vidéo) doit satisfaire les soucis des
producteurs, des artistes, des détaillants et
des consommateurs. Avec laccroissement du
nombre de consommateurs accédant lInternet
à haute vitesse soit au bureau (connections T1
et T3) ou à la maison (DSL ou cable), les téléchargements
de fichiers MP3 via Napster ou des technologies
similaires ne peuvent quaugmenter.
La réalité demeure que lindustrie du
disque nest pas vraiment menacée par les
MP3 (au moins au court terme) et il ny a
pas encore eu des dommages mesurables causés par
cette nouvelle technologie. Quelques études par
des maisons de recherche comme Jupiter indiquent même que les
membres de communautés telles que celle de
Napster sont portés à acheter plus de disques
que dautres internautes. Selon ces études,
les utilisateurs peuvent écouter de la musique
et découvrir de nouveaux artistes quils nauraient
pas connus sans le partage facilité par cette
nouvelle technologie. Ces conclusions sont évidemment
préliminaires et discutables, mais elles
soulignent le niveau de discorde dans le débat.
Bref, afin dassurer la légitimité et la légalité
du partage de la musique, il faut développer un
modèle de revenu qui permet non seulement le
partage de la musique mais aussi un meilleur
partage des revenus avec tous les joueurs : cest
à dire, les maisons de disques, les artistes,
les détaillants et les consommateurs. Dans un
modèle plus équitable, les membres de la
communauté paient une somme fixe mensuelle ($9.95)
pour accéder aux catalogues et répertoire de la
communauté, et ensuite paient un montant
raisonnablement bas par chanson ou fichier téléchargé
($0.60). De ce montant, $0.15 pourrait être versé
à lartiste, $0.15 à la maison de disque,
$0.15 à la communauté, $0.15 au membre qui a
voulu partager son fichier. Ainsi, tout les
intervenants sont gagnants. Dans ce nouveau modèle,
les détaillants actuels pourront être les
communautés de demain et utiliser et réadapter
leurs magasins physiques afin dattirer les
membres de la communauté de partage de fichiers.
Ils peuvent accommoder sous leur toit des
vendeurs de café ou de magasins de mode de vie
comme Le Château ou les souliers Aldo. Pour voir un exemple de
la convergence de mode de vie et des détaillants
de musique et de disque, on peut se promener sur
la rue Sherbrooke à Westmount, où on retrouve
le détaillant de disque Phantasmagoria et le Café
Java U sous le même toit. |
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